Guillaume Canet marque son retour derrière la caméra ce mercredi 21 octobre avec « Karma », un thriller sombre sur la disparition mystérieuse d’un enfant. Le film, porté par Marion Cotillard et Denis Ménochet, a été présenté lors de l’émission « 13 Heures ». Pour préparer ce projet, l’acteur et réalisateur a avoué s’être « grimé » afin d’assister incognito à des procès liés à des sectes.
Une Autre Dimension dans le Cinéma
Mélanie Taravant : Votre dernier film en tant que réalisateur, Guillaume Canet, était Astérix. Cela crée un grand écart. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce film-là ?
Guillaume Canet : J’ai voulu revenir à quelque chose de plus personnel. Astérix était presque un film de commande, je n’étais pas à l’origine du projet. Là, j’avais envie de réaliser un thriller. Je voulais raconter l’histoire d’une femme qui cherche à devenir la maîtresse de son karma, à stopper le cycle de souffrance qu’elle a enduré toute sa vie. Elle se rend compte que pour vivre le moment présent et pouvoir s’engager dans une histoire d’amour, elle doit d’abord régler les traumas de son passé.
Des Thèmes Universels
C’est un film sur l’emprise et la manipulation, qui ne se limite pas aux sectes. De nombreuses personnes se retrouvent piégées avec des individus pervers narcissiques qui exploitent leurs faiblesses. Aujourd’hui, il y a plus que jamais des gens fragiles, et certains personnages de pouvoir profitent de ces vulnérabilités pour influencer autrui.
Une Enquête Approfondie
Et pour préparer ce film, j’ai entendu que vous aviez mené votre propre enquête. Vous êtes même allé assister à des procès de sectes, mais incognito. Est-ce vrai ?
Oui, je me suis un peu grimé. Je ne voulais pas que les gens sachent sur quoi je travaillais. J’arborais un masque de Covid, des lunettes de vue, et une casquette pour me cacher. J’ai également rencontré de nombreuses personnes ayant réussi à quitter ces environnements, et elles m’ont partagé leurs histoires, ce qui a enrichi mon récit.
Une Collaboration Émotionnelle avec Marion Cotillard
Marion Cotillard est impressionnante dans le rôle. Vous l’avez dirigée plusieurs fois. D’ailleurs, j’ai lu qu’il lui arrivait de dire non à vos propositions. Cette fois-ci, a-t-elle accepté facilement ?
Oui, en fait. Elle a lu le scénario et en était en larmes, estimant que c’était la plus belle chose que j’ai jamais écrite. Pour elle, c’était un projet très puissant, une grande histoire d’amour qui traverse une multitude d’émotions.
Travailler Ensemble, Est-ce Plus Facile ?
Quand on se connaît aussi bien, est-ce que tourner ensemble est forcément plus facile ?
Nous n’étions pas dans une dynamique d’intimité. Nous étions très concentrés sur notre travail. En tant que réalisateur, j’avais ma responsabilité et ma concentration, tout comme elle en tant qu’actrice. Marion a préparé son rôle avec beaucoup d’intégrité, et je faisais de même, étant très engagé dans ce projet. Ce n’était donc pas simplement deux personnes qui avaient une relation, mais un réalisateur et son actrice, engagés dans la création d’un film.
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