La quinzième édition de la Paris Games Week ouvre ses portes jeudi 22 octobre. Sur France Inter, son directeur, Nicolas Vignolles, dénonce les discours contradictoires des responsables politiques concernant l’industrie du jeu vidéo.
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(Benjamin Illy / RADIO FRANCE)
« Il y a un manque de sérieux global dans la manière dont on traite le jeu vidéo », qui est « la première industrie culturelle de ce pays », dénonce mercredi 21 octobre Nicolas Vignolles sur France Inter. Il souligne que, malgré l’ouverture de la Paris Games Week, il existe des préoccupations critiques concernant l’industrie.
« Il y a 40 millions de Français qui jouent aux jeux vidéo, dont 30 millions au moins une fois par semaine », précise-t-il. « C’est une passion française, pas seulement une passion de la jeunesse ». Le secteur génère « 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires », soit « deux fois et demie » le chiffre d’affaires de « la musique et du cinéma réunis ». Pourtant, cette industrie « n’est pas traitée à la hauteur de ce qu’elle devrait l’être par les pouvoirs publics », se désole-t-il.
Vignolles argumente que « les Allemands, les Anglais, les Chinois misent sur le jeu vidéo parce que c’est créateur de croissance, d’emplois ». Il appelle à des « décisions cohérentes », dénonçant les discours contradictoires des responsables politiques, qui peuvent un jour rendre le jeu vidéo « responsable des émeutes » et, le lendemain, en faire « l’étendard de la France qui gagne à l’international ».
Selon lui, les pouvoirs publics doivent trouver « un entre deux » et clarifier la manière dont ils entendent « soutenir financièrement » le secteur. Il plaide pour « un cap clair à cinq ans » pour « attirer les gros investisseurs internationaux en France pour investir dans nos studios ».
Malgré ce contexte critique, il admet qu’« on ouvre la Paris Games Week dans un contexte un peu déprimé ». Cependant, il reste optimiste, déclarant : « Depuis la Gamescom [plus grand salon international de jeu vidéo qui s’est tenu en août à Cologne en Allemagne], j’entends une petite musique un peu plus positive, j’entends que des contrats se réamorcent, des jeux sont en préparation. Donc, on va rebondir ».