Le chef de l’État libanais, Joseph Aoun, a souligné « la nécessité d’un cessez-le-feu » et rappelé son initiative proposant des négociations directes avec Israël.
Publié , cet article décrit la visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au Liban. Cette visite survient dans un contexte de tensions croissantes, où les frappes israéliennes ont déjà causé un millier de morts et plus d’un million de déplacés. Cela survient alors que le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans un conflit régional.
« L’essentiel est de mettre un terme à l’escalade », a exprimé le président Aoun, réitérant son appel à une trêve avec Israël. Le 9 mars, il avait déjà proposé une trêve en vue d’une aide logistique à l’armée libanaise pour assurer son déploiement dans les zones de conflit et « désarmer le Hezbollah ».
/2026/03/19/55156498116-8be895f2d5-k-69bc3ae95298f448131095.jpg)
La visite de Jean-Noël Barrot avait pour but de témoigner du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, « entraîné dans une guerre qu’il n’a pas choisie ». Le ministre a également visité une école de Beyrouth reconvertie en centre d’accueil pour les déplacés.
Le Hezbollah, qui avait lancé le 2 mars une attaque contre Israël en vengeance suite à l’assassinat d’Ali Khamenei, a exacerbé les tensions régionales. Depuis lors, Israël mène des bombardements massifs sur le Liban, y compris Beyrouth, et réalise des incursions au sol dans le sud.
Jean-Noël Barrot devait également discuter avec Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri des voies d’une désescalade des tensions, selon les déclarations du Quai d’Orsay.