Jeux vidéo à lécole : La Haute commissaire à lenfance met en garde contre les excès de






Promotion de l’Esport à l’école d’ici 2030

Le gouvernement a validé la promotion de l’Esport à l’école d’ici 2030, malgré l’opposition du ministère de la Santé.

Publié le 07/05/2026 à 08:45

Temps de lecture : 1 min


Sept Français jouent régulièrement aux jeux vidéo et 42 % des jeux sur PC utilisent des monnaies virtuelles.
Sept Français jouent régulièrement aux jeux vidéo et 42 % des jeux sur PC utilisent des monnaies virtuelles. (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

Faire du ludo-éducatif, de la pédagogie par le sport, par l’Esport ou par l’usage des nouvelles technologies est une bonne chose. S’il y a de l’excès, ce n’est pas bon, juge la Haute commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, le jeudi 7 mai sur l’antenne d’ICI Armorique.

Elle réagit à la validation par Matignon de l’intégration de la pratique compétitive du jeu vidéo, l’Esport, en milieu scolaire entre 2026 et 2030, contre l’avis du ministère de la Santé et de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), comme le révèle jeudi la cellule investigation de Radio France. L’Esport, c’est une très belle pratique, poursuit Sarah El Haïry, pour laquelle il y a aujourd’hui de la pédagogie. Tout est une histoire de contenus, de temps et en réalité d’usages.

« Quel accompagnement, quels projets, quels supports, avec quels enseignants ? »

Sarah el Haïry, la Haute commissaire à l’enfance.

En cas d’excès, en revanche, ce n’est absolument pas bon, ni pour les enfants, ni dans le cadre pédagogique, explique la Haute commissaire à l’enfance. Elle s’interroge aussi sur les moyens disponibles pour mettre en œuvre cette stratégie nationale Esport 2026-2030.

Dans un document officiel daté du 8 avril, que la cellule d’investigation de Radio France a pu consulter, Matignon valide cette stratégie et prévoit notamment la création de partenariats entre établissements scolaires et acteurs privés du secteur du jeu vidéo. Elle prévoit aussi d’inscrire l’Esport dans les parcours éducatifs, sans préciser davantage les modalités concrètes.



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