Deux Australiennes, âgées de 53 et 31 ans, ont été arrêtées à Melbourne pour avoir détenu une esclave en Syrie, tout en soutenant des membres de leur famille liés au groupe État islamique (EI). La police australienne a confirmé l’arrestation des deux femmes, une mère et sa fille, le 8 mai 2026, après leur retour en Australie.
Publié le 08/05/2026 à 09:42
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Les autorités ont déclaré que les deux femmes s’étaient rendues en Syrie en 2014 pour rejoindre le groupe EI. En vivant dans le califat autoproclamé, elles auraient « sciemment détenu une esclave chez elles ». Elles sont revenues en Australie jeudi soir, après près de dix ans, en provenance d’un camp de détention syrien où elles étaient bloquées depuis l’effondrement du groupe État islamique.
Selon la police fédérale australienne, la femme de 53 ans s’est rendue « complice de l’achat d’une esclave pour 10 000 dollars américains ». Sa fille, quant à elle, a « sciemment détenu une esclave à son domicile ». Cette affaire met en lumière la réalité troublante de centaines de femmes occidentales attirées vers le Moyen-Orient au début des années 2010, souvent suivant leurs maris, des combattants jihadistes.
Actuellement, l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la France et d’autres pays peinent à décider du sort de leurs citoyens restés bloqués au Moyen-Orient, souvent dans des camps, après la chute du groupe État islamique. Cette affaire soulève des questions éthiques et légales sur la manière dont les gouvernements devraient traiter ceux qui sont revenus de zones de conflit. La responsabilité et la justice dans de telles situations sont des enjeux complexes qui continuent de faire débat.