Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Vendredi 8 mai 2026, l’auteur, compositeur et interprète américain, Josh Groban. Son nouvel album, « Cinematic » sort aujourd’hui.
Publiée le 08/05/2026 10:21
Temps de lecture : 4min
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Josh Groban est une voix à part dans le paysage musical mondial, une voix de ténor reconnaissable entre mille, capable de traverser les genres avec une aisance rare, de la musique classique à la pop en passant par Broadway et le cinéma. Il est un artiste complet, chanteur, auteur, compositeur, mais aussi acteur et philanthrope. Des nominations aux Tony Awards, aux Emmy Awards et à plusieurs reprises aux Grammy Awards témoignent d’un parcours riche et d’une reconnaissance internationale. Au total, il a vendu quelque 35 millions d’albums, et le 8 mai 2026 s’annonce comme un jour spécial avec la sortie de son dernier projet, intitulé Cinematic. Ce nouvel album est un hommage au grand écran, au septième art, à ces musiques qui ont accompagné nos vies.
Interviews et inspirations
franceinfo : Qu’est-ce qui vous a donné envie de consacrer un album entier à cet univers ?
Josh Groban : Ça fait longtemps que je veux le faire et c’est une idée que j’ai dans la tête depuis pratiquement toute ma carrière. Depuis que je suis petit, mes parents m’amenaient au cinéma et j’étais vraiment bouleversé par la musique de ces films. Ces chansons sont tellement intemporelles, donc je me suis éclaté à les chanter, j’ai vraiment hâte de continuer.
Quand on écoute tous les grands compositeurs ou quand on regarde un film, la musique devient un personnage. Est-ce que vous vous êtes senti par moment acteur dans l’interprétation ?
Quand on a la chance de chanter ces chansons, le style vous fait vraiment basculer. On a l’impression de faire partie du film, quand on est dans le studio avec l’orchestre, à chanter une chanson comme As time goes by ou le thème du Parrain. Quand je ferme les yeux et que je chante ces mélodies, je peux me voir à l’intérieur du film. C’est ça la beauté de cette musique pour moi.
On ressent l’émerveillement que vous avez toujours eu depuis que vous êtes tout petit. Vous chantez pour la première fois en public, à sept ans lors d’une soirée à l’école. Que gardez-vous comme souvenir de ce moment-là ?
J’étais quelqu’un qui avait un grand amour de la musique et du chant, mais j’étais très timide. Je fermais la porte de ma chambre et je chantais tout seul. Donc je dis toujours que c’est important de rendre hommage à nos profs, parce qu’un professeur a vu que j’avais du talent, mais aussi que je ne lèverai jamais la main pour être dans la lumière. Donc il m’a pris dans la chorale et il m’a dit, « Je vais te donner un devoir à faire ». Ce devoir consistait à chanter un morceau en solo et ce moment a changé toute ma vie. Je me tenais un peu plus droit, les autres gamins qui étaient méchants avec moi, d’un coup, ils disaient, « Mec, c’était vraiment pas mal ».
Quand on entend votre voix, c’est comme une prolongation, c’est comme un meilleur ami qui s’adresse à nous. Vous avez conscience que votre voix nous accompagne et qu’elle fait partie de nos vies ?
Si je peux donner un tout petit peu de ce que le public me rend, je serai très heureux. J’ai besoin de la connexion autant, c’est vraiment à double sens. Avoir l’opportunité de m’exprimer par le chant et de m’exprimer par la chanson, ça m’a changé et sauvé la vie. Donc, si cette connexion est là, elle est à double sens. Si on me dit que mon chant leur a fait du bien, je ne peux pas être plus heureux que dans ces moments-là.
Quelle est votre chanson préférée sur cet album ?
Il y a des chansons qui sont tellement fun à chanter, comme Skyfall ou Le Parrain. C’est tellement puissant de chanter Stand by me, mais je crois que c’est Moon River ma préférée avec mon père. Ce n’est pas juste ma chanson préférée sur cet album, je crois que c’est ma chanson préférée de toute ma vie. Elle était si personnelle, c’était un moment que je n’oublierai jamais. D’ailleurs, mon père joue de la trompette sur cette chanson et son trompettiste préféré, c’était Louis Armstrong. On est allé dans un studio à Los Angeles, à Sunset, et c’est là où Louis Armstrong enregistrait, et j’ai dit à mon père qu’on a aussi le tabouret de Louis Armstrong et que c’est là qu’il s’asseyait pour enregistrer. Donc on a mis le tabouret pour mon père, on a amené un vieux micro, ma mère était présente ainsi que mon frère, mon neveu de deux ans. On était là et on regardait mon père revenir à un instrument qu’il aimait tellement quand il était jeune, je ne peux pas vous dire à quel point ça m’a procuré des émotions. C’est vraiment une chanson qui restera toujours unique dans ma vie. J’en suis fier et c’est la mission de ma vie de rendre mes parents fiers.