Les leçons de On ne laisse pas bébé dans un coin dAndrea Warner : Réflexions sur la culture






Dirty Dancing : un film culte à redécouvrir

Cette semaine, une journaliste démontre que le film culte « Dirty Dancing » explore une face très sombre et actuelle de l’Amérique.

Publiée le 10/05/2026 à 10:00

Temps de lecture : 2 min

L'autrice souligne l'importance du thème de l'avortement dans le scénario de 'Dirty Dancing'.
L’autrice souligne l’importance du thème de l’avortement dans le scénario de « Dirty Dancing ». (WARNER / HORS D’ATTEINTE)

Alors que s’ouvre le 79e festival de Cannes, un livre consacré à un film très connu souligne l’importance de « Dirty Dancing ». Présenté à Cannes en 1987, ce film a remporté un Oscar pour l’une de ses chansons emblématiques : (I’ve Had) The Time of My Life.

Le film culte Dirty Dancing date de bientôt 40 ans. Le livre qui lui est dédié s’appelle On ne laisse pas bébé dans un coin, une des répliques les plus célèbres du film.

L’histoire se déroule dans les années 1960, aux États-Unis, où une adolescente, interprétée par Jennifer Grey, s’ennuie pendant ses vacances à l’hôtel avec ses parents. Jusqu’au jour où elle rencontre un groupe de danseurs, parmi lesquels un certain Johnny, incarné par le charismatique Patrick Swayze.

Le film nous propose d’assister à la métamorphose de la jeune femme au contact de ces danseurs, qui assument leurs désirs et leur liberté. Mais Dirty Dancing va bien au-delà, c’est un film qui a changé des vies, selon Andrea Warner, la journaliste canadienne auteur de l’ouvrage.

Au-delà de l’histoire romantique et d’émancipation, Andrea Warner met en avant un élément clé : une histoire d’avortement. Cet événement, rarement représenté au cinéma, devient ici central.

L’avortement mise en lumière la sororité et la solidarité entre femmes, en montrant comment la jeune héroïne aide une danseuse confrontée à cette épreuve. Sans cette solidarité, pas d’histoire d’amour, pas d’émancipation, pas de film.

Ce thème résonne particulièrement aujourd’hui, alors que l’accès à l’IVG aux États-Unis est de nouveau menacé. L’ambition de la scénariste Eleanor Bergstein était de montrer le sort des femmes qui avortaient à l’époque, avant la légalisation intervenue en 1973.

L’idée était de ne pas oublier l’Amérique d’antan. Cependant, cette légalisation a été annulée par la Cour suprême en 2022, rendant l’Amérique contemporaine similaire à celle d’avant. Selon l’autrice, le message de Dirty Dancing doit être entendu avec autant de force que sa musique.



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