La perspective d’un déblocage rapide du détroit d’Ormuz s’éloigne. Résultat, les pays du Golfe sont confrontés à un tourisme en berne et à des problèmes d’approvisionnements, comme aux Émirats Arabes Unis.
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La boulangerie de David Croiser est réputée être l’une des meilleures de Dubaï. Mais les touristes ayant déserté à cause de la guerre au Moyen-Orient, sa clientèle s’est resserrée. S’approvisionner commence également à poser des difficultés en raison du blocage prolongé du détroit d’Ormuz.
Pour l’instant, David Croiser fait face, en vivant sur les stocks disponibles aux Émirats Arabes Unis. D’énormes hôtels ont fermé, qui disposaient de 10, 15 ou 20 restaurants, une aubaine pour lui, explique le boulanger. « Tous ces restaurants commandaient du chocolat, du beurre, de la crème. Ils ne commandent plus, donc le stock est pour nous. Je pense que le problème arrivera plus tard, dans un ou deux mois », estime-t-il.
La situation est plus compliquée pour les restaurants, notamment dans le haut de gamme. « Changement complet des menus, diminution de carte, énumère cette Française qui travaille dans une société qui les fournit. « Je ne sais pas qui arrive aujourd’hui à se fournir correctement. Il y en a certainement, mais à des coûts exorbitants. Certains ont trouvé des solutions depuis l’Arabie Saoudite. On a essayé de se faire livrer par avion mais on n’est plus du tout sur les mêmes prix de revient », pointe-t-elle. Selon la professionnelle, certains produits viennent à manquer, notamment le bœuf, souvent venu d’Australie.
Même si les touristes finissaient par revenir, rassurés par l’arrêt des combats, voire par la qualité de la défense aérienne dans les Émirats, « la réouverture du détroit d’Ormuz reste une nécessité », dit cette expatriée. Elle estime que le secteur mettra de toute façon une, voire deux années à se relever.
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