Depuis le début de la guerre du Golfe, le prix moyen du litre de diesel a augmenté d’environ 0,60 euros, atteignant désormais 2,25 euros, soit un bond de 35 %.

DÉCRYPTAGE
Les aides sectorielles seront versées au moins jusqu’à fin août et la majorité des salariés seront éligibles à la prime transports. Le coût des mesures entre juin et août s’élèverait à 700 millions d’euros.
Sébastien Lecornu a annoncé dès le 5 mai que les mesures de soutien face à la flambée des carburants allaient changer « d’ampleur » et « d’échelle ». Cela a été confirmé, même si le Premier ministre s’est bien gardé d’exaucer les souhaits de la gauche et du RN qui réclament de taxer les profits de TotalEnergies, de bloquer les prix ou de baisser les taxes sur les produits pétroliers. « Baisser la fiscalité sur des produits reçus du Golfe, d’Algérie ou d’ailleurs » est « un non-sens », a martelé Sébastien Lecornu.
L’incertitude sur la réouverture du détroit d’Ormuz — par où transitaient 20 % du pétrole mondial avant l’offensive déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran il y a bientôt trois mois — plonge la France dans « une guerre qui va durer », a insisté le chef du gouvernement lors de sa conférence de presse. Par conséquent, il a décidé de prolonger les aides sectorielles déjà mises en place pour les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs et le bâtiment.
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