Y a-t-il une formule miracle pour avoir de beaux cheveux ? Pourquoi les coiffeurs sont-ils si prescripteurs ? La coiffure dépense-t-elle trop d’eau ? Ces questions trouvent des réponses dans les réflexions d’Olivier Lebrun, fondateur du salon Olab à Paris, qui lance une gamme innovante de soins capillaires.

Alors que la préservation des ressources en eau devient un enjeu majeur, de nombreuses marques cosmétiques s’engagent sur la voie de la sobriété hydrique en proposant des formules solides, en poudre et même sans rinçage pour limiter l’utilisation d’eau dans nos salles de bains. C’est le choix qu’a fait Olivier Lebrun avec sa toute première ligne BLOWN, acronyme de Beauty Low On Water & Natural (à partir de 48 € sur blownbeauty.com), incluant un astucieux démêlant sans rinçage.
Ce quinquagénaire, habitué des défilés et des séries mode de magazines, a ouvert son atelier de coiffure et de soins, rue du Louvre à Paris, il y a une dizaine d’années. C’est là qu’il a pu déchiffrer l’évolution des rituels capillaires, de plus en plus tournés vers une approche minimaliste et écoresponsable.
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La nécessité d’une nouvelle gamme dans un marché saturé
LE FIGARO. – Pourquoi lancer une nouvelle gamme capillaire alors que le marché semble déjà surchargé ?
OLIVIER LEBRUN. – Le coiffeur reste le premier des prescripteurs. Beaucoup de femmes ne se contentent plus des formules estampillées « utilisées en salon », elles attendent aussi une expertise, des conseils et le discours des coiffeurs eux-mêmes. De nombreux coiffeurs lancent leur marque éponyme, comme Delphine Courteille, David Lucas, David Mallett ou Adrien Coelho. Nous avons une véritable légitimité, passant nos journées à toucher la fibre capillaire, à la soigner, à la colorer, et à la modeler. Nous savons exactement ce dont elle a besoin. D’ailleurs, la question que l’on me pose le plus souvent est : « Qu’est-ce que je dois acheter comme shampoing ? »
Les femmes ne veulent plus accumuler les produits dans leur salle de bains. Elles veulent réduire les étapes et attendent d’une formule qu’elle fasse tout.
Olivier Lebrun
Une approche écoresponsable
Shampoing déjà sous forme de mousse et brume, démêlant sans rinçage, vous privilégiez des produits qui nécessitent le moins d’eau possible…
Il est temps que le métier de la coiffure, qui utilise et gâche beaucoup d’eau, passe à l’ère de la « sobriété hydrique ». Par exemple, les shampoings classiques à la texture gel sont souvent difficiles à doser et incitent à trop en mettre, rendant leur rinçage fastidieux. L’alternative plus écologique en version solide nécessite paradoxalement beaucoup d’eau aussi, cette fois pour émulsionner. Au-delà des textures, je me suis également concentré sur la concentration des formules qui incite à utiliser moins de produit. Le packaging a aussi son importance ; les petits formats encouragent une utilisation plus responsable.
Une réponse aux nouveaux rituels des consommateurs
Les femmes ne veulent plus accumuler les produits dans leur salle de bains. Il n’y a pas si longtemps, les marques leur vendaient une gamme pour l’hydratation, une autre pour la couleur, une troisième pour la brillance, et elles « alternaient ». Aujourd’hui, elles veulent réduire les étapes et attendent d’une formule qu’elle fasse tout. Elles préfèrent un produit signature qui contient les ingrédients capables d’hydrater, de réparer et de faire briller dans une même bouteille. Ce qui compte aujourd’hui, c’est le résultat instantané. Concernant les cheveux, cela passe forcément par la brillance, signe de bonne santé. De plus, une chevelure brillante, légère au toucher et souple dans son mouvement donne de l’éclat au visage.