Le remplacement de six vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris, datant de 1864, par des vitraux contemporains suscite de vives critiques. Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement Debout La France, y voit une expression de « mégalomanie » d’Emmanuel Macron.
Publié le 25/05/2026 07:27
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La justice administrative a validé, sur la forme, le remplacement de ces vitraux historiques. Dans une décision rendue le mardi 19 mai, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté « la demande de suspension [faite par deux associations] de la décision du préfet de la région Île-de-France autorisant la dépose et la restauration de six vitraux ornementaux du bas-côté sud de la nef, réalisés en 1864, et leur remplacement par six nouveaux vitraux contemporains ».
Cette décision a été vivement critiquée par certains opposants au remplacement des vitraux de Viollet-le-Duc. Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé dans une vidéo ce qu’il appelle un « caprice présidentiel d’Emmanuel Macron à 4 millions d’euros ». Il affirme également que les anciens vitraux seront « détruits ».
Cependant, il ne s’agit pas vraiment d’un « caprice » d’Emmanuel Macron. L’initiative ne vient pas de lui, mais de l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich. Dans une lettre adressée au président de la République le 4 décembre 2023, publiée par RTL, il détaille ce projet, en déclarant avoir déjà discuté avec le président et avec la ministre de la Culture. L’archevêque espère voir « quelques vitraux nouveaux, dans l’une ou l’autre chapelle », soulignant ainsi l’idée que ce remplacement représente une contribution à l’histoire de l’église et de Paris.
Malgré le scepticisme, le président de la République a rapidement soutenu ce projet. Quelques jours après la lettre de l’archevêque, le 8 décembre 2023, Emmanuel Macron exprimait sa volonté de marquer la cathédrale du XXIe siècle. La présidence a également lancé, en partenariat avec le diocèse de Paris, un appel d’offres pour sélectionner l’artiste contemporaine, Claire Tabouret, retenue pour créer les nouveaux vitraux.
En revanche, il est important de noter que les vitraux dits « grisailles » de Viollet-le-Duc qui seront remplacés ne seront pas « détruits », comme l’affirme Nicolas Dupont-Aignan. Ces vitraux, non endommagés par l’incendie d’avril 2019 mais encrassés, seront nettoyés, préservés et exposés dans un musée, dont la localisation n’a pas encore été définie.
Par ailleurs, le projet controversé ne coûtera pas 4 millions d’euros, comme l’assure Dupont-Aignan, mais au moins 7 millions d’euros, selon le ministère de la Culture. Ce montant devra également inclure le coût de la mise en valeur muséographique des vitraux de Viollet-le-Duc, un montant qui n’est pas encore chiffré.