Le chancelier allemand doit officialiser, ce mercredi, l’arrêt du projet lancé en 2017, en raison des divergences trop profondes entre Dassault Aviation et Airbus.
DÉCRYPTAGE
L’avion de combat franco-allemand de nouvelle génération (NGF) ne décollera jamais. Friedrich Merz, le chancelier allemand, doit officialiser ce mercredi l’arrêt du projet de Système de combat aérien du futur (Scaf), au premier jour du salon aéronautique ILA de Berlin. L’histoire retiendra que c’est l’Allemagne qui endosse publiquement la responsabilité de l’échec de ce projet, considéré comme le plus emblématique de la coopération franco-allemande. Mais aussi, selon les points de vue, de l’Europe de la défense ou de la défense de l’Europe.
Depuis lundi, des sources gouvernementales allemandes préparent le terrain : « le président français et le chancelier allemand sont arrivés au constat partagé que les industriels (Airbus et Dassault Aviation) ne parvenaient pas à s’entendre sur la construction d’un avion de combat commun. Le chancelier Merz a donc suggéré au président Macron de ne plus poursuivre sa construction ».

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Conclusion
Le projet Scaf, qui représentait un espoir majeur pour la coopération européenne en matière de défense, se heurte donc à des réalités industrielles et politiques difficiles. L’absence d’un consensus entre deux géants de l’aéronautique met en lumière les défis que doit surmonter l’Europe pour bâtir une défense commune et autonome.