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Flambée des prix du pétrole : Impact sur les consommateurs

Au Moyen-Orient, la situation continue de se détériorer : des explosions ont été entendues autour du détroit d’Ormuz dans l’après-midi, mardi 14 juillet, alors que Donald Trump prévoit de rétablir ce soir le blocus naval dans la zone. Conséquence inévitable : le pétrole flambe et le prix du baril se rapproche à nouveau de la barre des 90 dollars. Quelles conséquences cela aura-t-il à la pompe ?

Une augmentation déjà visible à la pompe

Plus de deux euros le litre dans une station parisienne, quel que soit le carburant, gazole ou essence. Une barrière symbolique à nouveau franchie en ce début de vacances, ce qui représente une mauvaise nouvelle pour de nombreux automobilistes. Une responsable des ventes, qui s’apprête à partir en Espagne, déclare : « Je pense que ça va nous coûter au moins 100 euros de plus. Oui, ça pèse lourd sur le budget. La solution, c’est difficile, s’il fait moins chaud, ça peut être les trains ».

Un employé dans le bâtiment, de son côté, compte rogner sur d’autres budgets pour préserver ses vacances : « Là, on va partir en Irlande pour la fin juillet. Les vacances, ça reste un budget, l’essence, on fera un restaurant ou deux en moins, et puis on s’adaptera ».

Des chiffres inquiétants pour les consommateurs

En moyenne, en France, le litre de gazole est vendu à 1,99 euro, soit 0,13 euro de plus par rapport au 3 juillet. Pour le Sans-Plomb 95, le prix se monte à 1,94 euro, en hausse de 0,07 euro. Cette augmentation est la conséquence d’un prix du baril de pétrole qui a repris près de 15 dollars sur la même période. Une remontée nette, mais encore éloignée des sommets atteints lors du conflit en avril, où il avait atteint les 120 dollars.

Des prévisions incertaines pour l’été

Alors, faut-il redouter une nouvelle flambée des prix à la pompe cet été ? Pas nécessairement, selon Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l’Énergie : « Les uns et les autres ont un intérêt à ce que ce conflit trouve une fin prochaine. L’Iran dépend de ses exportations de pétrole pour son économie. Et puis, par ailleurs, les États-Unis ont besoin, Donald Trump a besoin, très concrètement, que le prix à la pompe aux États-Unis baisse avant les midterms, qui interviendront au mois de novembre. »

En attendant, les Français doivent faire des choix difficiles. Depuis le début du conflit, ils ont réduit leur consommation de carburant d’environ 10 %.



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