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Sanctions des États-Unis contre la CPI

Washington, qui n’adhère pas au traité international ayant institué la Cour pénale internationale (CPI), a imposé des sanctions interdisant notamment à la présidente et plusieurs magistrats de la Cour d’entrer aux États-Unis.

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Sanctions contre la présidente de la CPI

Une nouvelle étape de l’administration Trump dans son offensive contre la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis ont annoncé mardi 18 juin des sanctions contre la présidente de la CPI, la Japonaise Tomoko Akane, ainsi qu’un autre haut magistrat. Washington accuse cette institution d’être « politisée ».

Les nouvelles sanctions américaines ont aussitôt été dénoncées par la Cour, car elles « sapent l’État de droit », selon un communiqué. « Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, dans un communiqué, sans citer d’exemples.

Les États-Unis n’adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI. Les sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour leur interdisent notamment d’entrer dans le pays et bloquent la possibilité de toute transaction immobilière ou financière dans la première économie mondiale.

La Cour a notamment émis en 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre d’Israël, pays allié des États-Unis, à cause de la guerre à Gaza. Washington a lancé le mois dernier une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l’accusant de « menacer » les Américains et appelant ses partenaires à s’en retirer.

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