Environ 45 millions de personnes pourraient tomber dans l’insécurité alimentaire à cause de la guerre du Golfe, avertissait Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI, le 9 avril.
DÉCRYPTAGE – Le Fonds monétaire international (FMI) révise à la baisse ses prévisions sur l’activité économique. Il dresse plusieurs scénarios en fonction de la durée du blocus d’Ormuz. La hausse mondiale des prix pourrait atteindre 6 %.
« Une fois encore l’économie est menacée de dérailler, cette fois à cause du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient ». Pierre-Olivier Gourinchas, le chef économiste du FMI, dresse ce triste constat en publiant les dernières prévisions économiques de l’institution ce mardi 14 avril.
Encore récemment, le FMI, qui organise cette semaine son « assemblée de printemps » à Washington, où convergent les grands argentiers du monde entier, pensait annoncer une accélération de la croissance mondiale. Malheureusement, il révise à la baisse sa prévision pour 2026, de 0,2 point (à 3,1 % contre 3,3 % estimés en janvier dernier). Si la guerre n’avait pas été déclenchée dans le Golfe, le FMI prévoyait de revoir à la hausse, de 0,1 point, son rythme de croissance, porté par une dynamique positive. L’écart de trajectoire est donc de 0,3 point. Le chiffre peut sembler abstrait mais représente une différence d’environ 350 milliards de dollars…
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