À New York, Tiffany crée lévénement avec une haute joaillerie audacieuse: Notre style






Nouveau Blue Book de Tiffany & Co.

S’inspirant de l’héritage unique et iconoclaste de Jean Schlumberger, le joaillier a révélé, ce 16 avril 2026, dans sa légendaire boutique de la Ve Avenue, un nouveau Blue Book, plus onirique et moins consensuel. Amazing!

Ce 15 avril, sur le rooftop de la mythique boutique Tiffany & Co. de la Ve avenue, c’est l’effervescence. Des journalistes du monde entier ont rallié New York pour découvrir le nouveau Blue Book de 2026, c’est-à-dire la nouvelle collection de haute joaillerie du géant américain. Baptisée Hidden Garden, elle compte 78 pièces exceptionnelles qui rivalisent avec les créations de nos chers joailliers de la place Vendôme.

Sept étages plus bas, dans l’immensité du rez-de-chaussée, les clients que l’on croise viennent surtout pour essayer des solitaires et des petits pendentifs T. Ravis de repartir avec la fameuse boîte bleue (la Blue Box) d’un joaillier historique dont la communication des dernières décennies a eu tendance à gommer les aspérités. Romantique, grand public, plutôt consensuel, comme l’image d’Audrey Hepburn devant la vitrine de la Ve Avenue, avec en fond, la mélodie de Moon River.

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«Et pourtant c’est tout le contraire. Dans Breakfast at Tiffany, adapté du livre de Truman Capote (1958), le personnage de Hepburn, Holly Golightly, est une escort girl; elle incarne toute l’ambiguïté morale et sociale des États-Unis», nous glisse une consœur cinéphile. C’est cette même ambivalence qui a construit la légende du joaillier peuplé de personnalités tranchées et visionnaires.

Collier Parrot
Collier Parrot en platine et or jaune serti de saphirs et d’email paillonné Tiffany Blue et de diamants. T|Tiffany & Co. Studio

À commencer par son fondateur: Charles Lewis Tiffany qui a su s’approprier les codes de la joaillerie européenne tout en y insufflant une certaine idée du marketing à l’américaine – comme lorsqu’il instaure des prix fixes à ses bijoux, alors que le marchandage était la norme, ou qu’il rachète en 1887 les joyaux de la couronne française désargentée pour sa clientèle de néo-aristocrates new-yorkais.

Schlumberger et Bunny Mellon

Et puis, Tiffany ne serait pas la même sans l’un de ses plus grands créateurs, Jean Schlumberger, qui a dessiné les collections à partir de 1954. Cet héritier de la famille d’industriels alsacienne a acquis ses lettres de noblesse à Paris, auprès notamment d’Elsa Schiaparelli.

À New York, il bouscule les formes rigides de son époque, introduce le mouvement et la couleur, met du surréalisme dans les bijoux outre-Atlantique et dessine pour ses amies aussi richissimes qu’extravagantes, telles Babe Paley, Swan de Truman Capote et Bunny Mellon, sa plus grande collectionneuse.

Tiffany est une marque américaine guidée par l’optimisme, le “tomorrow’s a better day”. Et plus précisément new-yorkaise, c’est à part. C’est le futur, la réinvention, l’innovation ouverte sur le monde. »

Anthony Ledru, PDG de Tiffany & Co.

«Les clients de la haute joaillerie accueillent avec enthousiasme ce retour à Schlumberger. La plupart portent déjà ses créations que nous avons ressorties dans nos collections de joaillerie contemporaine, Sixteen Stones et Bird on a Rock, » explique Anthony Ledru, PDG de la marque. Et puis, elles adorent son histoire, celle d’un Français qui tombe amoureux de New York, apporte sa touche européenne et y rencontre le succès. Tiffany est une marque américaine guidée par l’optimisme, le “tomorrow’s a better day”.

Nathalie Verdeille, la directrice artistique de la maison, confirme: «En achetant Tiffany, les clients savent qu’ils font partie de ce mythe américain. Nous avons des savoir-faire français, mais croisés avec une capacité d’innovation très américaine. Ici, tout est possible, c’est la pop culture. On peut tout se permettre sans se soucier de ce que fait le voisin.»

Un retour aux sources pour le joaillier

Depuis son rachat en 2021 par LVMH, la marque s’est recentrée sur les fondamentaux, à savoir la joaillerie et la haute joaillerie qui, selon Anthony Ledru, «e est la catégorie ayant connu la croissance la plus significative. Rien que la semaine dernière, nous avons conclu la vente la plus importante de notre histoire des XXe et XXIe siècles, pour plusieurs millions d’euros.»

Mais pour le dirigeant, «l’important, c’était surtout de revenir au style. Or le style, c’est celui de Jean Schlumberger, son univers merveilleux inspiré de la nature, teinté de surréalisme, qui résonne incroyablement avec le monde d’aujourd’hui.» Depuis quelques mois, le joaillier se réapproprie ainsi cette histoire créative à nulle autre pareille.

Bague Bloom
Bague Bloom en platine et or jaune serti de saphirs et diamants. T|Tiffany & Co. Studio

En passant notamment par sa cliente fétiche, Bunny Mellon, dont la propriété d’Oak Spring en Virginie a inspiré le décor de la présentation cette semaine dans les salons de la Ve Avenue – une orangerie, une fontaine, des jardins et son atelier où sont suspendus des paniers en osier. «C’est elle qui a introduit Schlumberger dans la société new-yorkaise, en particulier auprès de Jacqueline Kennedy. Sa maison est une oasis horticole, très british, presque irréelle, qui méritait son Blue Book», reprend le président.

Grâce à ces relations renouées avec la fondation de la philanthrope, la marque a pu présenter à la presse et aux grandes clientes près de quarante pièces Schlumberger ayant appartenu à la «Dollar Princess». Tel le collier Jasmine serti de saphirs de toutes les couleurs de 1962, les feuilles d’or nervurées de diamants et de turquoises de 1956, et même le premier Bird on a Rock (posé sur un lapis-lazuli) jamais créé, en 1965.

Notre cliente est ambitieuse et libre, porte sa haute joaillerie fréquemment, y compris lors de dîners entre amis au restaurant. Elle achète du Tiffany & Co. pour que ça se voie. »

Nathalie Verdeille, directrice artistique de Tiffany & Co.

Toutefois, les nouvelles créations maison ne se laissent pas impressionner par leurs
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