La question de l’organisation des épreuves de glace des JO 2030 à Nice doit être tranchée d’ici à la fin de la semaine.
Publié le 21/04/2026 à 11h21
Temps de lecture : 2 min
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« Perdre les Jeux quand on peut les avoir, c’est une défaite collective », estime ce mardi Renaud Muselier, président (Renaissance) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, alors que d’ultimes discussions commencent pour trouver un accord avec la ville de Nice pour l’accueil des sports de glace aux Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes.
Un point bloquant est l’utilisation du stade niçois de l’Allianz Riviera. D’ici « jeudi ou vendredi, si ses réponses sont positives, on garde les Jeux à Nice ». Sinon, « on ne les garde pas », redoute Renaud Muselier. Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling ainsi qu’un village olympique et un centre des médias.
Pour le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour accueillir le tournoi de hockey des JO reste « une ligne rouge absolue » car cela priverait l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois. « D’autres propositions ont été faites par les services de la ville de Nice et sont étudiées techniquement et financièrement », explique Renaud Muselier. Il faut une patinoire avec « entre 10.000 et 15.000 places sur un terrain qui est accessible, qui n’est pas loin du village olympique, qui est susceptible de se servir des parkings de l’Allianz, et qui n’est pas inondable, donc il y a un certain nombre de contraintes », dresse-t-il.
L’alternative présentée auparavant « engendre un surcoût estimé à 45 millions d’euros », incompatible avec la bonne tenue des JO, a affirmé la semaine dernière Renaud Muselier. « Il y a un dossier qui a été présenté au CIO », poursuit-il, en assurant qu’il n’y a « pas de problème politique » avec le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti. « C’est un problème technique, le maire est souverain dans sa propre commune et donc on ne fait pas les choses contre lui », mais « c’est le CIO qui décide », rappelle Renaud Muselier.
Le président de la région « espère qu’on va pouvoir sauver les Jeux », mais si Nice perd les épreuves de hockey sur glace, « on aurait un déficit financier important parce qu’il faut voir les conséquences derrière », prévient Renaud Muselier. La réfection de la totalité des gares entre Marseille et Menton pourra être revue « à la baisse » et « la ligne nouvelle Provence-Alpes-Côte d’Azur risque d’être supprimée car on devait tout livrer d’ici 2030. Il y a un certain nombre de choses en cascade qui risquent d’être dramatiques pour la région », redoute Renaud Muselier.
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