La justice portugaise a refusé de remettre, à la France, Cédric Prizzon, soupçonné d’un double féminicide en mars dernier. Une “décision irréaliste, à la fois d’un point de vue juridique, mais également d’un point de vue moral”, a déclaré l’avocat de la famille d’une des victimes, vendredi sur Franceinfo.
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L’avocat de la famille d’une des victimes de Cédric Prizzon, accusé d’avoir tué sa compagne et son ex-compagne en mars dernier au Portugal, a appel à Gérald Darmanin, ministre français de la Justice, après le refus de la justice portugaise de remettre le suspect à la France. “Je demande solennellement à notre garde des Sceaux, qui se dit soucieux du respect du droit des victimes, de saisir Eurojust [agence de l’Union européenne chargée de renforcer la coopération judiciaire entre les États membres] pour que nous puissions aboutir à une solution respectueuse des victimes, c’est-à-dire un jugement en France de Cédric Prizzon”, a déclaré Fabien Arakélian, avocat de la famille d’Audrey Cavalié, ex-compagne de Cédric Prizzon.
“La famille est aujourd’hui sous le choc puisque le corps d’Audrey a été rapatrié il y a quelques jours et alors que la famille s’apprête à faire les obsèques de leur fille,” a expliqué l’avocat, qualifiant la décision d’“irréaliste, à la fois d’un point de vue juridique, mais également d’un point de vue moral”. “Ça ajoute de la violence à de la violence et les familles sont clairement maltraitées,” a-t-il ajouté. “Une partie des faits ont été commis en France, les deux victimes sont de nationalité française et l’auteur est français.”
“Le bon sens juridique commandait que cette affaire soit au bout du compte jugée en France.”
L’avocat de la famille d’une des victimes de Cédric Prizzon sur Franceinfo
La justice portugaise a refusé d’exécuter le mandat d’arrêt européen émis par la France contre Cédric Prizzon, accusé d’avoir tué sa compagne et son ex-compagne au Portugal, où il est en détention provisoire. La cour d’appel de Coimbra (centre) a notamment justifié son refus par le fait que les crimes présumés ont été commis “entièrement ou en partie sur le territoire national”.