Mathilde Marius, membre du collectif Salon Féministe, a souligné sur France Inter la responsabilité des programmateurs et des élus, alors que le chanteur est accusé d’abus sexuels par plus de 30 femmes.
Publié le 12 mai 2026 à 12:18
Temps de lecture : 1 min
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« Il faut prendre ses responsabilités, se placer du côté des victimes », insiste Mathilde Marius, membre du collectif Salon Féministe. Elle fait partie des 120 collectifs féministes français, suisses, belges et canadiens qui appellent à annuler les concerts de Patrick Bruel.
Les collectifs menacent d’organiser des actions dans toutes les villes de la tournée si les concerts sont maintenus, qui doivent commencer le 16 juin au Cirque d’hiver à Paris. Mathilde Marius demande aux programmateurs et aux collectivités de respecter le « principe de précaution » pour « protéger de potentielles futures victimes ».
« Laisser Patrick Bruel faire une tournée comme si de rien n’était, alors qu’on en est à plus de 34 témoignages, ce n’est pas possible. »
Mathilde Marius, membre du collectif Salon Féministe à France Inter
« Les élus ont aussi une responsabilité d’accepter que Patrick Bruel vienne dans leur ville. On voit bien que c’est possible de déprogrammer des gens », ajoute-t-elle, citant des annulations de concerts d’artistes ayant des problèmes similaires, comme Lomepal ou Kanye West.
Avec 15 nouveaux témoignages publiés par Mediapart jeudi, près de trente femmes au total ont accusé Patrick Bruel de violences sexuelles entre 1992 et 2019. Une pétition circule aussi sur Change.org pour demander l’annulation de ses concerts.
Le chanteur conteste les faits. Patrick Bruel, à travers son avocat, a déclaré : « Je n’ai jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel », a affirmé son avocat Christophe Ingrain.
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