Le président américain a récemment déclaré : « Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. » Cette déclaration a été faite mercredi, soulignant la tension croissante entre les États-Unis et l’Iran.
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(CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Après les menaces, place à la diplomatie. L’Iran a annoncé le 20 mai qu’il examinait une nouvelle proposition de paix américaine par l’intermédiaire du médiateur pakistanais. Interrogé sur la télévision d’État, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, a cependant exprimé une grande méfiance envers les États-Unis.
Il a réitéré les exigences de la République islamique : le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger et la fin du blocus américain sur les ports iraniens. Depuis l’entrée en vigueur d’une fragile trêve le 8 avril, après plus d’un mois de guerre, les discussions stagnent, les deux pays restant campés sur leurs positions.
Le président américain a également déclaré aux journalistes, depuis la base militaire d’Andrews : « Nous sommes dans la dernière phase des négociations. C’est sur le fil, croyez-moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. » Il avait annoncé donner à Téhéran « deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine ».
Cet ultimatum a été rapidement rejeté par Téhéran. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que « l’Iran ne cédera jamais à l’intimidation » et qu’il devait « renforcer ses préparatifs afin d’apporter une réponse musclée à toute nouvelle attaque ».
Du côté du détroit d’Ormuz, bloqué depuis le début de la guerre, 26 navires ont franchi le passage en 24 heures, selon la marine des Gardiens de la Révolution. De son côté, l’armée américaine a déclaré avoir arraisonné un pétrolier battant pavillon iranien, soupçonné d’avoir tenté de violer le blocus américain des ports. Le navire a été fouillé puis a changé de cap.