Il s’agit de la quatrième plainte pour ce motif contre l’homme de 41 ans, suspecté d’avoir tué la collégienne un temps disparue dans le Gers. Deux signalements pour comportement inapproprié étaient par ailleurs remontés aux autorités.
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Une nouvelle procédure dans un dossier déjà très épais. Une plainte pour viol a été déposée à l’encontre de Jérôme Barella, jeudi 4 juin à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), a appris France Télévisions, vendredi 5 juin, de source proche du dossier. Une jeune fille aurait reconnu le visage de son agresseur sur des photos du suspect dans la mort de Lyhanna, et dénonce des faits commis en 2023.
Il s’agit de la quatrième plainte pour viol visant l’homme de 41 ans. Une première plainte avait été déposée en 2022 pour un viol présumé en 2020, et dénoncé par une mineure née en 2013 (et donc âgée de sept ans au moment des faits allégés) au domicile du suspect à Montestruc-sur-Gers. Les actes d’enquête n’ont pas permis d’étayer suffisamment la plainte, classée le 28 mai 2024, selon la procureure d’Auch, Clémence Meyer.
Le 22 août 2025, la mère d’une mineure née en 2014 avait aussi déposé plainte à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) pour des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025, par le suspect à son domicile. Cette enquête était en cours au moment de la disparition de Lyhanna, selon la procureure, précisant néanmoins que la dernière « attache téléphonique » entre son parquet et les gendarmes datait du 23 janvier.
Enfin, une plainte pour viol sur mineur a été portée à la connaissance de la procureure d’Auch le 3 juin 2026. Un père dénonce des « attouchements » commis sur sa fille lors d’une soirée pyjama, en août 2025 au domicile du suspect.
Par ailleurs, Jérôme Barella avait également fait l’objet de deux signalements. En 2017, la gendarmerie a été saisie par la mère d’une jeune fille de 17 ans entretenant depuis quelques mois une relation avec le suspect alors âgé d’une trentaine d’années, a expliqué la procureure d’Auch. Ce « renseignement judiciaire » a été classé sans suite en février 2018, en l’absence d’infraction, vu l’âge de la jeune fille et le caractère consenti de la relation.
Le suspect avait ensuite été licencié de son poste d’agent d’entretien au lycée de Lectoure (Gers), en 2021, après une procédure disciplinaire suite au signalement d’un comportement inapproprié envers une lycéenne, selon la région Occitanie. La procureure d’Auch a précisé que le 31 mai 2026, un responsable de l’établissement avait spontanément contacté la gendarmerie à ce sujet. « Des vérifications urgentes sont en cours afin de savoir si ces faits ont donné lieu à un signalement aux autorités judiciaires », a-t-elle ajouté.