De plus en plus d’amateurs de football se tournent vers des maillots contrefaits, moins chers et toujours plus proches des modèles officiels. Un phénomène qui complique le travail des douanes et des vendeurs d’articles authentiques.

C’est ce qu’on appelle un véritable « coup de filet ». À cinq jours du coup d’envoi de la Coupe du monde en Amérique du Nord, les Douanes françaises ont annoncé la saisie de près de 2.300 maillots de football contrefaits. Une information révélée en exclusivité par Le Figaro. Interceptées à Chelles, en Seine-et-Marne, ces tuniques provenaient majoritairement de Chine. En juillet 2025, à Lons-le-Saunier (Jura), 20.000 maillots avaient été interceptés par les services du fret postal. Des prises d’ampleur qui illustrent l’essor d’un marché parallèle alimenté par l’engouement croissant des supporters pour les faux maillots.
En cause : l’explosion du prix des modèles officiels et le progrès des produits contrefaits. L’époque des copies grossières, reconnaissables à leurs fautes d’orthographe ou à leurs motifs approximatifs, semble révolue. Désormais, certains faux modèles ne sont trahis que par leurs finitions ou des détails d’étiquetage. Le tout, étant vendues jusqu’à dix fois moins cher que les authentiques.
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