Après la reprise des hostilités entre lIran et les États-Unis, une nouvelle guerre à grande



Les affrontements les plus violents depuis le cessez-le-feu ont éclaté ce week-end entre l’Iran et les États-Unis, sans pour autant retrouver l’intensité de la guerre du printemps.


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Un navire jette l'ancre près du détroit d'Ormuz, au large des Emirats arabes unis, le 12 juillet 2026. (AFPTV)
Un navire jette l’ancre près du détroit d’Ormuz, au large des Emirats arabes unis, le 12 juillet 2026. (AFPTV)

Les affrontements de ce week-end, qui se poursuivent lundi 13 juillet, ont été les plus intenses depuis la signature du protocole d’entente il y a un mois. Dimanche 12 juillet, Washington a frappé près de 200 cibles militaires en Iran. De son côté, Téhéran a visé la Jordanie, le Qatar et, il y a encore quelques minutes, lundi matin, le Koweït, ainsi que des bases aériennes.

À l’origine de cette flambée de violence, il y a deux navires de commerce attaqués par les Gardiens de la Révolution ce week-end. Leur tort : ne pas avoir suivi l’itinéraire prévu par l’Iran pour franchir le détroit d’Ormuz. Pour autant, on est loin de l’intensité que la guerre a connue en mars 2026. Rappelons-nous les centaines de drones et de missiles que l’Iran envoyait alors sur les pays du Golfe et sur Israël. Les bombardements massifs opérés par Washington et Tel-Aviv au début de la guerre sont désormais oubliés. Rien de comparable avec ces dernières heures. Les frappes ont certes été puissantes mais, surtout côté américain, limitées dans le temps. D’ailleurs, l’armée américaine vient de déclarer que l’opération était terminée.

Washington a montré les muscles ces derniers jours. Une posture de fermeté de la part de Donald Trump, en vue des futures négociations sur le contrôle du détroit d’Ormuz. Mais, en même temps, il est difficile pour le président américain d’aller plus loin, d’entrer de nouveau dans une guerre longue et intense contre l’Iran. Ses électeurs, majoritairement, n’en veulent pas. Les prix du pétrole pourraient de nouveau grimper. Et puis, l’armée américaine n’a pas encore renouvelé son stock de missiles, notamment ses Patriot, qu’elle a utilisés au début de la guerre.

Du côté de l’Iran, c’est un peu comme à Washington. Ces quelques semaines de cessez-le-feu n’ont pas permis à Téhéran de reconstituer son arsenal militaire. Au sein de l’appareil d’État, il existe des divisions sur la pertinence d’une reprise des hostilités, entre le camp des modérés et celui des va-t-en-guerre, les Gardiens de la Révolution.

Surtout, une nouvelle guerre à grande échelle signifierait une probable fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, avec la crainte que les États-Unis remettent en place un blocus maritime contre les pétroliers iraniens. Pour Téhéran, cela voudrait dire un arrêt quasi total de ses exportations de pétrole, cette manne financière indispensable à la survie du régime des mollahs.

Ce week-end, un conseiller du Guide suprême parlait du détroit d’Ormuz comme d’un passage stratégique « plus important que des dizaines de bombes atomiques« . C’est une arme de dissuasion massive pour l’Iran, certes. C’en est une également pour les États-Unis.



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