L’homme de 28 ans a cette fois été condamné à l’échelon fédéral américain notamment pour « avoir tenté de fournir un soutien matériel au Hezbollah ».
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(MAX SLOVENCIK / APA / AFP)
L’homme qui a poignardé l’écrivain Salman Rushdie en 2022 aux États-Unis a été reconnu coupable,
mercredi 29 juillet, d’avoir commis un acte de terrorisme, en raison de ses sympathies envers l’Iran
et le Hezbollah libanais. Hadi Matar, qui risque la prison à vie, sera fixé sur sa peine le 3 novembre,
a précisé le ministère américain de la Justice.
L’homme de 28 ans avait déjà écopé de vingt-cinq ans d’emprisonnement par la justice de l’État de New York
en mai 2025 pour la tentative de meurtre sur l’auteur de 79 ans. Il a cette fois été condamné à
l’échelon fédéral pour « avoir tenté de fournir un soutien matériel au Hezbollah, classé comme une
organisation terroriste étrangère, avoir commis un acte de terrorisme transcendant les frontières nationales
et avoir fourni un soutien matériel à des terroristes. »
Pour l’accusation, l’agresseur a été guidé par la fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Khomeini, à l’époque
dirigeant de la République islamique d’Iran, contre l’auteur des Versets sataniques, texte qu’il
jugeait blasphématoire. Les procureurs ont argué que l’homme avait effectué des recherches et réalisé des
vidéos sur le sujet. Des photos et du matériel émanant du Hezbollah ont aussi été retrouvés au domicile
d’Hadi Matar, qui utilisait un faux permis de conduire au nom d’une figure du mouvement.
Selon la défense de l’assaillant, celui-ci n’a jamais agi au nom d’une quelconque organisation terroriste,
même s’il était animé par la colère contre l’écrivain en raison du caractère prétendument blasphématoire de son livre.
Son avocat a annoncé son intention de faire appel, rapporte le New York Times.
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