Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde ses partenaires internationaux sur la menace que représente le dictateur Kim Jong-un, à la fois pour l’Ukraine et pour d’autres pays asiatiques.
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On savait déjà que des soldats nord-coréens se battaient aux côtés de l’armée russe contre l’Ukraine : 2.300 soldats venus de Corée du Nord ont été tués sur le champ de bataille, tandis que deux autres ont été capturés par l’armée ukrainienne. La propagande nord-coréenne a d’ailleurs diffusé des images du mausolée érigé à Pyongyang en hommage à ces combattants.
Cette semaine, Volodymyr Zelensky a alerté sur l’envoi d’un nouveau contingent nord-coréen vers la Russie, massif : le président ukrainien évoque un effectif compris entre 30.000 et 50.000 hommes. D’ici novembre, ces troupes seront déployées en Russie, dans des régions touchées par l’armée ukrainienne. Ce renfort sera accompagné de missiles balistiques nord-coréens, illustrant concrètement l’accord de défense signé par la Corée du Nord et la Russie en 2024 : des troupes nord-coréennes sur le front ukrainien, en échange d’une aide financière russe.
Ce partenariat militaire approfondi entre Moscou et Pyongyang représente, selon Volodymyr Zelensky, un danger non seulement pour l’Ukraine, mais également pour les pays asiatiques. Parmi les nations qui évaluent en continu les risques de ce partenariat se trouve la Corée du Sud, en raison de sa frontière terrestre avec la Corée du Nord, un pays doté de l’arme nucléaire. Le Japon, qui renforce actuellement son armée, exprime également des inquiétudes. Tokyo et Séoul ont détecté le tir d’un missile balistique nord-coréen en début de semaine, qui a parcouru plus de 700 kilomètres en direction de la mer du Japon avant de sombrer dans l’océan.
Ce glissement de la situation sécuritaire dans la région pose un défi urgent pour la Corée du Sud, le Japon, les Philippines et d’autres pays de la zone Asie-Pacifique. Comme le rappelle Tokyo, ces pays comptent sur le soutien des États-Unis.