Adobestock photomontage Le Figaro
RÉCIT – Afin d’afficher un visage frais et un corps tonique synonymes de performance et de modernité, de plus en plus de chefs d’entreprise, cadres supérieurs et avocats d’affaires franchissent les portes des cabinets de médecine esthétique.
« Autrefois la figure du patron en costume trois-pièces, grisonnant et légèrement bedonnant était gage de réussite et de crédibilité. Aujourd’hui, elle est has been », observe sans détour Alexandrine, 60 ans, qui occupe depuis une trentaine d’années des postes à haute responsabilité dans la finance. Dans les Comex, les sourcils sont épilés, les ongles manucurés, les cheveux souvent teints, poursuit-elle. Il faut faire du sport pour rentrer dans sa chemise slim portée sans cravate et des injections pour avoir l’air moins fatigué. La finance a repris tous les codes de la tech et le jeunisme y est devenu synonyme de performance. »
Entre deux réunions, les patrons du CAC 40 fileraient donc en douce chez le médecin esthétique pour combler les rides, effacer les taches, estomper les cernes, densifier une chevelure qui s’appauvrit… Du côté de la Silicon Valley, le lifting aurait même déjà remplacé les injections de Botox et les séances de biostimulation – LED, microcourants et lasers – selon des sources bien informées.
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