Remarques déplacées, manipulations et salaires non versés : un collectif délèves et






Plainte collective contre l’École du comédien à Reims

Une cinquantaine d’élèves et d’intervenants de l’École du comédien à Reims (Marne) ont déposé une plainte collective, dénonçant des pressions psychologiques répétées exercées par le directeur de leur ancienne école de cinéma et de spectacle vivant. Ce mécontentement a été révélé le 24 mars par ICI Champagne-Ardenne.

Rassemblés au sein du Collectif rémois de défense des élèves et des intervenants en formation artistique (collectif DEIFA), les plaignants reprochent au directeur, Pascal David, non seulement des « pressions psychologiques répétées » sur des élèves de différentes promotions, mais aussi des « méthodes de management contestées » et des « contraintes financières » imposées depuis plusieurs années. Après avoir signalé ces problèmes au Procureur de la République de Reims le 6 mars, une plainte collective a été envoyée au procureur de la République le 17 mars.

Témoignages et préoccupations

Le collectif DEIFA a recueilli une trentaine de témoignages faisant état de remarques jugées déplacées de la part du directeur, ainsi que de tentatives de « manipulation » sur certains élèves et de salaires non versés aux intervenants. Près de la moitié des élèves, soit 26 élèves (49 % du total), ont quitté l’école en cours de cursus depuis son ouverture en 2020, selon les données compilées par le collectif.

Des membres du collectif ont également exprimé à ICI Champagne-Ardenne leur malaise face aux intrusions du directeur dans leur vie privée. Ils rapportent que ce dernier suit leurs échanges personnels ou épie certains de leurs proches, y compris des membres de leur famille, sur les réseaux sociaux via le compte de l’établissement.

Difficultés financières et réponse du directeur

L’établissement fait face à de graves difficultés financières et fonctionne désormais au ralenti, avec des professeurs en arrêt depuis ces révélations. En réponse aux accusations, Pascal David a insisté sur les contrôles auxquels l’établissement se soumet « tous les un an et demi » et a annoncé la création de groupes de parole destinés à apaiser les tensions internes. Il a également fait savoir qu’il s’est entouré de deux avocats pour l’assister dans cette affaire.

La situation actuelle soulève des questions sérieuses sur la gestion de l’établissement et le bien-être des élèves, mettant en lumière un contexte complexe où des voix s’élèvent pour réclamer des changements fondamentaux dans le système éducatif artistique en France.



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