Le 17 avril 2026, un cessez-le-feu a été annoncé entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah, après un mois et demi de conflit. Cette trêve, qui a débuté à minuit, pose un dilemme pour le million de déplacés : peuvent-ils regagner leur domicile en toute sécurité ?
Le cessez-le-feu, déclaré par le président américain Donald Trump, doit durer dix jours. Toutefois, l’armée libanaise a rapidement signalé des violations israéliennes dans le sud du pays. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en mars 2026, les frappes israéliennes auraient occasionné plus de 2.000 morts et provoqué le déplacement de quelque un million de personnes.
Franceinfo a rencontré des Libanais dans un camp de déplacés à Beyrouth, juste après l’annonce du cessez-le-feu. Beaucoup se demandent s’ils peuvent rentrer chez eux ?
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À leur arrivée, Fadi se prépare déjà à partir : « On se prépare ! » dit-il en chargeant une camionnette de palettes et de couvertures. Sa famille envisage de retourner chez elle dans la banlieue sud de Beyrouth. Pendant ce temps, Chadia fume un narguilé près de sa tente et déclare : « Si Dieu le veut, on rentre chez nous. Il y a juste des vitres cassées et des gravats, mais nous sommes contents du cessez-le-feu et j’espère qu’il durera. »
Cependant, certains, comme Hassan, sont plus prudents. Ce père de famille, bien qu’ayant l’envie de rentrer, préfère attendre des garanties. « Jusqu’à ce que Nabih Berri, le président du parlement, et le Hezbollah nous disent que nous pouvons y aller, je préfère rester ici… Les drones et les avions de chasse sont toujours là. On ne peut pas leur faire confiance, » explique-t-il.
Ali, quant à lui, a décidé de rester dans le camp de déplacés en raison de l’incertitude qui l’entoure. « J’espère que nos maisons sont encore debout, parce qu’elles sont près de la frontière, à 500 mètres de Bint-Jbeil, » confie-t-il, inquiet pour sa communauté.
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Dans le village d’Ali, proche d’un bastion du Hezbollah où des combats ont récemment eu lieu, les habitants expriment leur angoisse. « Je ne sais pas si ma maison a été détruite. Il n’y a plus d’habitants là-bas, juste le Hezbollah et l’ennemi israélien. J’aimerais retourner aujourd’hui pour récupérer des objets précieux, mais je crains que ça ne soit trop tard, » conclut-il.
Israël a annoncé qu’il compte maintenir une présence dans le sud du Liban, notamment en établissant une zone de sécurité d’environ dix kilomètres de profondeur le long de la frontière. Le village d’Ali se trouve précisément dans cette zone, intensifiant les préoccupations des réfugiés qui aspirent à retrouver leur foyer.
Ce dilemme des déplacés reflète le climat d’incertitude et de peur qui plane sur les communautés touchées par ce conflit. La trêve actuelle pourrait offrir une lueur d’espoir, mais les inquiétudes demeurent quant à la sécurité et à la possibilité de retourner chez soi en toute sérénité.