Vingt-et-un des trente joueurs tricolores ayant participé au 1er tour du tournoi ont pris la porte dès leur entrée en lice.
France Télévisions – Rédaction Sport
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(JULIEN DE ROSA / AFP)
Il fut un temps où le baromètre de la réussite des joueurs français à Roland-Garros était conditionné au nombre de qualifiés pour la deuxième semaine. Mais ces standards ont baissé progressivement ces dix dernières années. Atteindre le deuxième tour, qui regroupe 64 joueurs, est désormais tout sauf une promenade de santé. En 2026, seuls neuf joueurs français ont franchi le premier tour sur 30 engagés porte d’Auteuil, un des totaux les plus faibles de l’histoire du tennis français à porte d’Auteuil.
Neuf qualifiés au 2e tour, mieux qu’en 2020 et 2021, mais loin des standards tricolores
Sept joueurs et deux joueuses défendront les couleurs de la France au 2e tour de Roland-Garros : Diane Parry, Elsa Jacquemot, Moïse Kouame, Arthur Rinderknech, Ugo Humbert, Hugo Gaston, Luca van Assche, Valentin Royer et Quentin Halys. Sur les 30 dernières années, le clan tricolore n’a fait pire qu’à deux reprises : en 2020 (8) et en 2021 (7).
Le nombre de qualifiés masculins reste correct (7), sachant que la moyenne depuis le début des années 2000 est de 7,9. C’est surtout la faible représentation féminine qui marque les esprits. Il faut remonter jusqu’en 1981 (0 qualifiée au deuxième tour) pour retrouver la trace d’une année moins fleurissante pour les joueuses françaises.
Le deuxième plus faible ratio de victoires au 1er tour sur les 30 dernières années
Alors que le clan tricolore avait aligné 30 représentants sur la ligne de départ (21 hommes, 9 femmes) – un record depuis 2017 -, ils ne sont donc que neuf à avoir rallié le deuxième tour. Soit une réussite de 30% qui fait partie des plus mauvais ratios de l’histoire du tennis français à Roland-Garros. Sur les 30 dernières années, il n’y a qu’en 2021 que la marque a été plus faible (24,1% avec un 7/29).
Peu de victoires face à des adversaires mieux classés
Cette édition n’est pas celle des grandes désillusions. Peu de Français arrivaient porte d’Auteuil avec de hautes ambitions. Parmi les trois têtes de série tricolores, une seule a déçu : Corentin Moutet (n°30) en cédant en cinq sets contre le Tchèque Vit Kopriva (66e). Les deux autres sont passées : Arthur Rinderknech (n°22) face à un qualifié et Ugo Humbert (n°32) contre son compatriote Adrian Mannarino. Tous deux ne sont pas de grands terriens et ont déjà égalé leur meilleure performance à Roland-Garros en atteignant le deuxième tour.
Le tirage au sort n’avait pas été clément pour le reste des Tricolores. Vingt et un d’entre eux ont affronté un adversaire mieux classé et seulement trois s’en sont sortis : Moïse Kouame (316e) contre le vétéran Marin Cilic (45e), Diane Parry (94e) face à Anhelina Kalinina (89e) et Quentin Halys (88e) qui a dominé Mattia Bellucci (72e). En affichant 14,3% de réussite dans ces affiches défavorables, les Français égalent leurs deux plus mauvaises éditions dans ce secteur : 2003 (13,6% – 3/22) et 2021 (14,3% – 3/21).