Fête des mères : les liens indéfectibles entre les créateurs de mode et leurs mamans. El






Yves Saint Laurent et sa mère

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Yves Saint Laurent embrassant sa mère, à l’issue de sa collection printemps-été 1960
Yves Saint Laurent embrassant sa mère, à l’issue de sa collection printemps-été 1960
Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty

RÉCIT – Elle a été leur première muse, parfois la dernière. Retour sur cette relation mère-fils souvent ambivalente, toujours inspirante, de Christian Dior à Yves Saint Laurent, de Karl Lagerfeld à Simon Jacquemus, de McQueen à Demna.

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais… » Dans
La Promesse de l’aube, Romain Gary formule le vide vertigineux que laisse, chez un fils, la perte
(symbolique ou non) de la mère. Et si, au sein des ateliers de haute couture, ce vide devenait une matière première ?
Dans l’histoire de la mode, combien de fois le deuil et la nostalgie de l’enfance se sont traduits en mètres de soie
et de mousseline ?

« L’enfance est souvent le grand impensé de la mode. Et pourtant, c’est là que tout se noue, le premier regard sur
une étoffe, la première émotion devant une silhouette. C’est l’éveil au monde », confie la journaliste
Laurence Benaïm, qui s’est penchée sur le sujet dans sa biographie de référence d’Yves Saint Laurent
(Éditions Grasset, 2010).

À lire aussi

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Ce printemps, elle s’intéresse aux jeunes années de Christian Dior dans
À la recherche des couleurs de l’enfance (Éditions Rizzoli Flammarion). Ou comment le couturier normand a rejeté « l’héritage »…

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