Près de mille morts et plus de 50 000 disparus : le bilan du double séisme au Venezuela s’alourdit d’heure en heure, vendredi 26 juin, alors que le désespoir grandit face à une aide limitée de la part des autorités. Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du pays mercredi ont laissé un paysage de dévastation, avec d’innombrables immeubles effondrés, en particulier à La Guaira, une localité côtière voisine de Caracas, où la population dénonce la faiblesse de l’action du gouvernement dans les opérations de sauvetage.
Bilan tragique et intervention internationale
Le nombre de morts dans les séismes qui ont frappé le Venezuela est passé à 920 vendredi, a annoncé le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez. À Genève, le responsable de l’aide humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, a déclaré que plus de 50 000 personnes étaient portées disparues. « Il s’agit d’une opération de secours extrêmement complexe », a-t-il prévenu, estimant que le bilan pourrait « s’alourdir considérablement ».
Les équipes de secours arrivent
Les premières équipes de secouristes étrangers ont déjà commencé à intervenir dans ce pays en crise, au système de santé en piteux état. Mais les opérations de sauvetage progressent lentement, et des corps restent encore visibles sous les décombres. À La Guaira, beaucoup d’immeubles ne sont plus que montagnes de gravats.
Des familles en détresse
Familles, voisins et bénévoles se déplacent comme ils peuvent au milieu des décombres. Ils réclament des machines spécialisées pour pouvoir couper les barres d’acier ou déplacer les imposants blocs de pierre. Marlon Ochoa, qui a survécu à l’effondrement d’un immeuble, déclare : « Je cherche ma mère, ma femme et mon fils », ajoutant, « nous avons besoin d’aide, il y a des gens vivants » et « on ne nous donne pas d’outils » pour les sortir des décombres.
Une tragédie qui perdure
Les conséquences de ces séismes tragiques sont dévastatrices, et le besoin d’une aide rapide et efficace reste crucial. Dans un contexte où les ressources sont limitées, la solidarité internationale est essentielle pour faire face à cette crise humanitaire.