Les dirigeants de la Fédération iranienne de football ont annulé leur participation au congrès de la FIFA qui se tiendra à Vancouver, le 29 avril 2026, en raison d’un incident survenu à leur arrivée à l’aéroport de Toronto. Ils accusent la police de l’immigration d’avoir eu un comportement insultant, selon les médias iraniens.
Le président et le secrétaire général de la fédération, porteurs de « visas officiels », ont été contraints de « repartir en Turquie par le premier vol disponible » à cause du comportement jugé inapproprié des agents de l’immigration. Un communiqué de leur organisation a précisé qu’il s’agissait d’une insulte visant « l’un des organes les plus honorables des forces armées iraniennes ».
Selon Ottawa, « les responsables des Gardiens de la révolution ne sont pas acceptés au Canada », tout en ajoutant qu’ils ne peuvent commenter des cas particuliers. En 2024, le Canada a classé les Gardiens de la révolution iranienne, l’armée idéologique de la République islamique, comme un groupe terroriste. Le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, est un ancien membre de ce puissant corps. De plus, en décembre 2025, il n’avait pas réussi à obtenir de visa des États-Unis pour se rendre au tirage au sort de la Coupe du Monde à Washington.
Le congrès de la FIFA se déroulera le 1er mai 2026, à Vancouver, au Canada, qui co-organise la Coupe du Monde du 11 juin au 19 juillet 2026 avec les États-Unis et le Mexique. Après l’incident à l’aéroport, la Fédération iranienne a précisé avoir eu des contacts avec des responsables de la FIFA, qui ont exprimé « leur profond regret ».
Les États-Unis, pays hôte de la Coupe du Monde, ne cherchent pas à exclure les athlètes iraniens de la compétition cet été. Récemment, le secrétaire d’État Marco Rubio a toutefois marqué ses réserves concernant les personnes pouvant les accompagner, notamment celles ayant des liens avec les Gardiens de la Révolution islamique. L’Iran doit disputer ses trois premiers matchs de la Coupe du Monde aux États-Unis.