
La commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution publie ce matin un rapport au vitriol et 24 recommandations choc. Parmi celles-ci, il est question d’afficher de manière transparente l’évolution des prix des produits en rayons comparée aux tarifs négociés avec les industriels. Les sénateurs recommandent également d’obliger les distributeurs à afficher leurs marges sur les fruits et légumes, tout en notifiant la répression des fraudes des baisses de commandes significatives imposées par les enseignes afin de contrer les abus envers leurs fournisseurs.
Très remontés contre les géants de la distribution alimentaire, des sénateurs proposent un ensemble de mesures qu’ils estiment nécessaires pour les remettre au pas, espérant ainsi sauver l’agriculture et l’industrie agroalimentaire.
Après six mois de travaux, la commission d’enquête du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution publie ce jeudi un rapport sévère à l’encontre des enseignes, accusées de mettre en péril à la fois « agriculture et industrie » par le biais d’une « guerre des prix ». En effet, leurs pratiques de négociation à la baisse pour les tarifs des produits de marque vendus en grandes surfaces sont particulièrement ciblées dans ce rapport.
Les recommandations phare
- Rendre publique la comparaison entre l’évolution des prix des produits en rayons et les tarifs négociés avec les industriels.
- Obliger les distributeurs à afficher leurs marges sur les fruits et légumes.
- Notifier la répression des fraudes en cas de baisses de commandes significatives imposées par les enseignes.
Ainsi, ces recommandations visent à améliorer la transparence dans un secteur où les tensions entre distributeurs et producteurs sont de plus en plus marquées. Les sénateurs estiment que ces mesures peuvent contribuer à une meilleure redistribution de la valeur générée par la vente de produits alimentaires.