Le 24 mai 2026 à 10h42, Le Figaro, en collaboration avec l’AFP, annonce que deux industriels, Matière et Paragon-ID, vont s’installer sur le site de l’ancien équipementier automobile SAM à Decazeville, dans l’Aveyron. Cette initiative, révélée par Carole Delga, présidente de la région Occitanie, devrait conduire à la création de 375 emplois d’ici 2032 dans cette région anciennement minière.

Matière, une société lotoise, se spécialise dans la construction de pylônes électriques de nouvelle génération, tandis que le britannique Paragon-ID se concentrera sur la production de puces RFID. Annonce faite par Carole Delga, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une dynamique de développement économique pour un site récemment racheté par la région, qui auparavant abritait des activités automobiles.
Ce projet devrait générer une quarantaine d’emplois supplémentaires par rapport aux 330 que comptait la SAM au moment de sa liquidation, suite à un placement en redressement judiciaire fin 2019 et à une occupation soignée de 154 jours par des salariés préoccupés par leurs lendemains.
En 2024, la région Occitanie a acquis le terrain, les bâtiments et une partie des machines de l’ancienne fonderie pour environ 11 millions d’euros. En outre, 35 millions d’euros seront investis dans l’aménagement du site, a précisé Carole Delga. Selon ses dires, « Après une première phase de recherche de repreneurs liée à l’activité historique de fonderie, l’évolution du marché automobile et la crise structurelle du secteur ont conduit à repenser l’avenir industriel du site autour des industries d’avenir, des technologies industrielles et de la transition énergétique ».
Méthode Notre-Dame
La société Matière sera la première à occuper les lieux, dès la fin de l’année 2026. Elle concevra des pylônes électriques « nouvelle génération », promettant d’être plus légers, durables, mieux intégrés dans le paysage et adaptés au climat futur, essentiels pour répondre à un appel d’offres de RTE. Paragon-ID, de son côté, mettra en place une unité de production de puces de traçabilité à la fin de l’année 2027.
« Mon objectif, c’est de créer de l’emploi, de faire que ce bassin de Decazeville puisse retrouver de la puissance économique, de la puissance industrielle », a déclaré Carole Delga, en ajoutant « La méthode Notre-Dame d’Emmanuel Macron, on l’a mise en place avant », référence à l’accélération des projets industriels en France. « Avec toutes les contraintes juridiques et malgré la baisse des dotations de l’État, on a agi ».
Carole Delga a également exprimé son souhait que les anciens salariés de la SAM aient la priorité pour ces nouveaux emplois. Une partie du matériel de la SAM sera réutilisée par Matière dans sa production. Actuellement, près de la moitié du foncier disponible sur le site, soit environ 12.000 m², est encore à vendre, Caole Delga mentionnant que « les discussions continuent avec le secteur industriel et aéronautique ».