
Les tarifs douaniers ne sont qu’un infime soubresaut dans les 250 ans d’histoire qui lient les grandes maisons françaises et les États-Unis. Une rétrospective retrace cet American Dream.
Aux premiers temps de la nation américaine, on buvait du porto, du madère ou des vins espagnols. Quand il séjourna en France, Thomas Jefferson, signataire de la Déclaration d’indépendance, voulut changer ces mauvaises habitudes. Le Nouveau Monde et sa jeune république méritaient bien des vins français.
Jefferson sillonna le vignoble bordelais. Il tomba amoureux du blanc liquoreux de Château d’Yquem, millésime 1784, qui devint son « vin préféré ». L’or intense de sa robe lui rappelait peut-être les forêts aux couleurs d’automne que surplombait sa demeure de Monticello. Il commanda 250 bouteilles à son retour en Virginie. Puis, il convainquit George Washington, en personne, de faire de même.
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La maison Charles Heidsieck, elle aussi, a de quoi raconter sur ses liens avec l’Amérique. Comme l’emprisonnement de son fondateur en Louisiane pendant la guerre de Sécession. Celui qui avait popularisé le champagne aux États-Unis avait été pris pour un espion français à la solde des confédérés.
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