Selon le dernier bilan donné par le président Volodymyr Zelensky, « environ 100 personnes ont été blessées à travers le pays, et quatre autres ont été tuées ».
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(GENYA SAVILOV / AFP)
La Russie a massivement bombardé l’Ukraine, en particulier sa capitale Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. Selon l’armée de l’air ukrainienne, Moscou a lancé 90 missiles et 600 drones, ce qui fait de cette attaque l’une des plus importantes de l’année écoulée, touchant des musées, une enceinte sportive, des habitations et un bâtiment ministériel.
D’après Volodymyr Zelensky, la Russie a notamment utilisé son missile balistique hypersonique Orechnik, capable de transporter des ogives nucléaires. « Trois missiles russes sur une infrastructure d’approvisionnement en eau, un marché incendié, des dizaines d’immeubles résidentiels endommagés, plusieurs écoles ordinaires. (…) Ils sont vraiment fous », a réagi sur Telegram le président ukrainien, qui s’est rendu sur place pour constater les destructions. Le dernier bilan fait état de quatre morts et environ 100 blessés à travers le pays, comme l’a également confirmé le ministère de la Défense russe sur Telegram : « En réponse aux attaques terroristes de l’Ukraine contre des infrastructures civiles sur le territoire de la Russie, les forces armées de la Fédération de Russie ont porté une frappe massive à l’aide de missiles balistiques Orechnik » contre Bila Tserkva, ville située à 90 km au sud de Kiev.
L’Orchestre philharmonique national, l’Académie nationale de musique, la Bibliothèque nationale, l’Opéra de Kiev… De nombreuses institutions culturelles du pays ont été visées. Avec ses vitres brisées et son plafond éventré, le musée national d’Art, l’un des plus anciens du pays, est méconnaissable. « Le personnel du musée et les services professionnels inspectent le bâtiment pour déterminer l’étendue des destructions », écrit le ministère de la Culture sur Facebook. La collection, qui comprend des œuvres d’art classique et contemporain, semble être intacte.
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(MINISTERE DE LA CULTURE UKRAINIEN / FACEBOOK)
« En raison des dégâts causés par l’onde de choc aux fenêtres de la façade et du hall d’entrée », la Maison ukrainienne restera fermée au public jusqu’à mardi, précise l’institution sur son compte Telegram. Plus symbolique encore, le musée national de Tchernobyl, dédié à la catastrophe nucléaire de 1986, a lui aussi été visé par les bombardements russes.
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(SERHII OKUNEV / AFP)
« Dès 5 heures du matin, on sauve des œuvres d’art parmi les morceaux de verre et les débris », écrit de son côté la galerie Hinaus, elle aussi visée.
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(GALERIE HINAUS / INSTAGRAM)
Sur Facebook, la ministre de la Culture ukrainienne, Tetyana Berezhna, évoque « la plus grande série de dégâts subis sur des institutions culturelles de Kiev » depuis l’invasion russe en février 2022. Selon Volodymyr Zelensky, « environ 30 bâtiments résidentiels ont été endommagés ou détruits » rien qu’à Kiev. Le siège du ministère des Affaires étrangères a lui aussi subi « des dommages légers à la suite d’explosions à proximité », rapporte le ministre, Andrii Sybiha. « Ce patrimoine architectural unique, construit par Iosif Langbard en 1939, a été endommagé pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale », déplore-t-il, sur X.
Selon le média ukrainien Kyiv Independent, le stade Dynamo Valeriy Lobanovskyi, enceinte du club de football du Dynamo Kiev, a aussi été touché, tout comme le siège d’Ukrposhta, le service postal d’Ukraine, situé sur la place centrale de l’Indépendance à Kiev.
Enfin, les bombardements russes ont également « partiellement détruit » les locaux du site d’information ukrainien Realna Gazeta ainsi que ceux de la chaîne de télévision publique allemande ARD. Dans un communiqué, l’ONG Reporters sans frontières dénonce « des attaques sur des zones civiles, constitutives de crimes de guerre ».