Adrian Vestea, 52 ans, a été chargé de former une nouvelle majorité parlementaire pro-occidentale, après le retrait de la candidature de l’eurodéputé Renew Eugen Tomac, qui souhaitait nommer un gouvernement technique.
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(DANIEL MIHAILESCU / AFP)
La Roumanie plongée dans la tourmente. Après le renversement début mai par une motion de censure du Premier ministre libéral, Ilie Bolojan, le président roumain, Nicusor Dan, a annoncé dimanche 14 juin la nomination d’un nouveau chef du gouvernement. Son choix s’est porté sur Adrian Vestea, ex-ministre pro-occidental de 52 ans.
Début juin, l’eurodéputé Renew Eugen Tomac avait proposé de former un « gouvernement technique et non pas politique », sans parvenir à convaincre un Parlement très fragmenté. « Eugen Tomac a retiré sa candidature ce matin et, dans ces circonstances, je nomme Adrian Vestea au poste de Premier ministre », a ainsi déclaré le président de la République dans un communiqué.
Le chef de l’État, qui a refusé l’entrée de l’extrême droite au gouvernement ainsi que l’organisation d’élections anticipées, tente depuis de trouver une solution à la crise politique que traverse le pays. « Je veux un gouvernement politique qui entreprenne de véritables réformes et maintienne la Roumanie sur une trajectoire pro-occidentale », a déclaré Adrian Vestea. « J’assume cette responsabilité dans une période de crise politique », a-t-il ajouté, précisant qu’il négociera avec « les partis politiques démocratiques pro-occidentaux du Parlement ».
Ancien ministre du Développement dans un précédent gouvernement, Adrian Vestea est, comme son prédécesseur, un dirigeant du Parti libéral. Dimanche matin, Ilie Bolojan a assuré ne pas avoir été informé à l’avance de la nomination d’Adrian Vestea, accusant le président d’« acte hostile » et de « tentative manifeste de diviser » le parti.